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Historique Les Dérailleurs

 

Historique
1982 

Au commencement, les Gay Games

En 1982, Tom Waddell, ancien athlète qui participa au Décathlon des Jeux olympiques de México en 1968, décide de créer les Gay Olympic Games. Cet événement, ouvert à tout le monde sans aucune discrimination, doit permettre à toute personne de participer, pour donner le meilleur d’elle-même, sans esprit élitiste. Cette rencontre se déroule à San Francisco et rassemble quelque 1 350 personnes, hommes et femmes, venant de 12 pays différents. Tom Waddell décède du Sida en juillet 1987.

1986 

La création du CGPIF

En 1986, la 2e édition, rebaptisée Gay Games, se tient à nouveau à San Francisco. 3 500 personnes de plusieurs nationalités sont présentes. Parmi celles-ci, quelques athlètes français qui reviennent enthousiasmés par ce qu’ils ont vécu. De retour à Paris, ils créent le CGPIF, comité gay Paris Ile-de-France, pour assurer la promotion des prochains Gay Games qui se teindront à nouveau dans 4 ans et préparer la future délégation. Ce comité, né officiellement en 1987, ne devait être qu’un comité régional, d’autres comités étant appelés à se créer partout en France. Finalement, c’est la seule structure qui subsiste. Elle se développe sous forme d’association multisports. 

Les années 90

L’essaimage des clubs

Au cours des années 90, progressivement, les différentes sections sportives du CGPIF vont prendre leur indépendance en se transformant en associations loi 1901. Les nageurs montrent la voie en créant Paris Aquatique. Outre ces clubs issus du CGPIF, d’autres clubs sportifs se créent et s’affilient au CGPIF. C’est le cas des Front Runners de Paris, club de course à pied fondé en 1992 par Pascal, Gilles et Renaud, ce dernier ayant vécu plusieurs années à San Francisco. À l’époque, il existe déjà dans cette ville deux clubs Front Runners, et plusieurs autres à travers les États-Unis. Il y en aura bientôt plus d’une centaine dans le monde. De son côté, le club parisien grandi rapidement. Peu de temps après sa création, Jean le rejoint. Il a une autre passion, le VTT. Avec quelques autres membres de l’association, il décide de créer un club de VTT.

1995 

La création des Dérailleurs de Paris

En octobre 1995, les statuts des Dérailleurs de Paris, club de VTT gay et lesbien, sont officiellement déposés. L’association adhère au CGPIF (la FSGL aujourd’hui). Les premiers membres des Dérailleurs de Paris appartiennent aussi aux Front Runners de Paris. Ce sont les temps héroïques, où il faut un solide militantisme pour faire vivre et croître le club. Surtout quand on se retrouve à 2 ou 3, l’hiver, le dimanche matin, vers 8h en gare du Nord. Mais le président-fondateur-guide y croit fort ! L’avenir va lui donner raison.

Les années 2000

Les années de croissance.

Après plusieurs années à la tête du club, Jean passe le flambeau à Laurent. Le club grandi : d’une quinzaine de membres, il passe à une cinquantaine. Puis, en 2003, c’est au tour de Jean-François de présider aux destinées du club. Ce dernier connaît une croissance accélérée et dépasse bientôt les 100 membres. Son développement spectaculaire est dû pour une grande part à l’augmentation des effectifs hors Ile-de-France. En effet, sous l’impulsion de Jean-François, le club, essentiellement parisien, prend une dimension nationale avec la création de plusieurs antennes associées à d’autres villes. La première voit le jour en Bretagne : c’est Brest-Quimper. Puis vient celle de Toulouse. Au passage, pour tenir compte de cette nouvelle réalité, le club raccourcit son nom pour devenir Les Dérailleurs. En 2005, le club fête dignement ses 10 ans en louant le château de Corvol dans le Morvan. Il organise également pour la première fois un grand rassemblement VTT sur 3 jours - le GéRéVé - qui rassemble environ 60 personnes dans la Drôme, à côté de Die.

2006 - 2007

L’ouverture

Le club accentue sa participation au mouvement sportif LGBT en participant aux 5e Francogames à Montpellier. En janvier 2007, dans une volonté d’ouverture et d’intégration, dans le monde sportif grand public, le club rejoint la FFCT, fédération française de cyclotourisme. Le club organise également son 2e GéRéVé dans le Forez, avec près de 70 participants. En novembre de cette même année, Myriam devient présidente des Dérailleurs.

2008

Toujours plus...

Toujours plus de membres – près de 150 – de contacts, de randos, de week-ends, de séjours, de repas, de fêtes. Une nouvelle antenne voit le jour, regroupant les adhérents des Pays de Loire. Elle est baptisée : Nantes-Tours. et deviendra plus tard Centre-Atlantique. En août, le club envoie aux Eurogames à Barcelone, une délégation d’une trentaine de membres et fait une moisson de médailles.

2009

Une 4e antenne

L’antenne de Nîmes voit le jour. Le 3e GéRéVé est organisé au lac de Vassivière début septembre. Un vrai succès avec 125 participants, mélangeant Dérailleurs et extérieurs. Plusieurs Dérailleurs participent à des stages de pilotage. Cette pratique va se développer les années suivantes dans les différentes antennes. En octobre de cette même année, Jipé est élu président.

2011

L’arrivée du vélo de route

On y avait goûté 10 ans plus tôt, mais cette fois, c’est la bonne, le vélo de route prend son essor à Nîmes et Paris. Et pour noter les niveaux, à la place des « pignons », ce seront des « cocottes », petite pièce métallique caractéristique du vélo de route. 2011, c'est aussi l'année du 4e Gérévé avec 135 personnes dans le Vercors durant 3 jours. Enfin, la volonté de développer le club autour d'une région plus que d'une ville est actée. Désormais ce seront les antennes de Centre-Atlantique, de Nîmes-Montpellier, de Paris Île-de-France et de Toulouse.

2012

Une naissance et une disparition

En 2012, c'est au tour de l'antenne Rhône-Alpes de voir le jour. C’est aussi l’année d’une triste nouvelle. Jean Leman, le fondateur du club, nous quitte en décembre des suites d’une longue maladie. On se rappellera tous de lui, son côté grandiloquent, toujours à utiliser le superlatif, qualifiant chaque événement de véritable triomphe ! Les Dérailleurs ? C’était son idée. A lui et à une petite poignée de Front Runners. «Viens rouler avec nous ! Tu ne sais pas ? Ce n’est pas grave…». C’était il y a 17 ans.

2013

Un 5e GéRéVé et un prochain anniversaire 

En octobre, le GéRéVé met le cap au sud. Direction la Montagne noire, au-dessus de Carcassonne pour accueillir 140 participants, avec pour la 1re fois du vélo de route. Mais déjà, il faut penser aux 20 ans du club en 2015. Gasp ! que le temps passe vite…

 

Repères 

Le développement des Gay Games. 

Après San Francisco en 1982 et 1986, c’est au tour de Vancouver d’accueillir les Gay Games en 1990. Puis c’est New York en 1994, Amsterdam en 1998, Sydney en 2002, Chicago en 2006, Cologne en 2010 et Cleveland en 2014. Et en 2018 : Paris sera la ville hôte ! De quelques centaines de personnes en 1982, les Gay Games accueillent désormais tous les 4 ans plusieurs milliers de participants (plus de 15 000 en moyenne), venant du monde entier, et concourrant dans plus de 30 disciplines sportives. Les photos de toutes les éditions.

Gay Games ou Out Games ?

En 2006, une dispute au sujet des futurs Gay Games de Montréal aboutie à 2 événements concurrents. D’un côté les Gay Games finalement attribués à Chicago, de l’autre côté, les Out Games de Montréal, à 15 jours d’intervalle ! La rupture est consommée et, désormais, ces 2 événements vont se côtoyer, à une année d’intervalle, tous les 4 ans. Jusqu’à quand ?

En Europe, les Eurogames

Plus récemment, au niveau européen, se créent également de grands rendez-vous sportifs LGBT réguliers : les Eurogames. Ces grands tournois sont soutenus par l’EGLSF (la fédération sportive gaie et lesbienne européenne fondée en 1989).

En France

Durant plusieurs années, les Francogames, rassemblent les sportifs LGBT de France. Montpellier accueille la dernière édition en 2006. C’est à Paris que la dynamique repart, dès 2003, avec la création du TIP, tournoi international de Paris, soutenu par la FSGL. Désormais rendez-vous européen incontournable, il accueille tous les ans de nombreux sportifs – près de 2000 – dans une vingtaine de discipline. D’autres tournois multisports éclosent également en Région : Tsigalem à Montpellier, GaySportMed à Marseille, Tigaly à Lyon, etc.

Du CGPIF à la FSGL

De fédération historiquement parisienne, le CGPIF va devenir progressivement une fédération nationale, avec la création dans plusieurs villes françaises de clubs sportifs LGBT (lesbien, gay, bi et trans.). Jusqu’à changer de nom pour souligner sa mue définitive en devenant officiellement la Fédération sportive gaie et lesbienne, FSGL, sa dénomination actuelle. Aujourd’hui, la FSGL compte près de 50 clubs représentant 40 disciplines sportives.

Les Dérailleurs, un club national

Le mode de fonctionnement des Dérailleurs repose sur un réseau d’antennes. Chacune est responsable de son calendrier d’activités, élaboré en coordination avec les autres antennes. Toutes les antennes appartiennent à l’association Les Dérailleurs. En fonction de leur situation géographique et/ou de leurs affinités, les différents membres se rattachent à l’antenne de leur choix : Paris Île-de-France, Toulouse, Nîmes-Montpellier, Centre-Atlantique, ou Rhône-Alpes.

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un club lgbt

Les Dérailleurs sont un club de vélo lesbien, gay, bi, trans et friendly.
Présents dans plusieurs régions de France, notre club est ouvert à toutes et tous, débutants ou confirmés. Nous organisons toute l'année des randos, week-ends & séjours vtt (mountainbike) et vélo de route.
Antennes des Dérailleurs à Nantes, à Bordeaux, à Toulouse, à Lyon (Rhône - Alpes) et à Paris / en Ile de France.