À l'Éterlou, les km se suivent et ne se ressemblent pas
À l'Éterlou, cette année, il y avait donc 2 versions : le raid, choisi par notre quatuor de cadors (56 km, 2200 D+ le samedi puis 43km, 1550m D+ le dimanche... ou la totale le samedi), et la randonnée, pour le trio des "musculo" et un électron libre (au choix "Affûte tes mollets" sur 38 km et 1300 D+, ou "C'est qui le patron" = 1re étape du raid - vous suivez ? , ou compromis officieux "by Lolo" de 46 km).
Dès vendredi soir, les raideurs ont apprécié la cuisine du gîte de Saint-Disdier en Dévoluy, son confort, sa promenade postprandiale... et le départ sur le vélo à 6h45 (à Saint-Étienne). Une bonne montée sur piste, direction Sud-Sud-Est, jusqu'au col de Rabou, une superbe descente, de beaux passages dans le Bois-Rond, on frôle Super Dévoluy, pique vers la Souloise avant de remonter vers le Collet (et quelle montée !) pour redescendre sur Saint-Disdier via la Mère-Église... un parcours magnifique achevé vers 13h : à une dizaine de minutes près, la barrière horaire pour tout faire en 1 jour était encore ouverte ;-(.
Au même moment et à 4 km de là, après des temps de transport entre 1h et 1 jour, les randonneurs se lançaient pour s'échauffer - c'est le cas de le dire - sur une boucle de 23 km à Agnières, concoctée par Lolo à partir d'un circuit balisé et d'une partie du parcours du raid du 2e jour : les cyclistes fatigués qui nous doublent ne sont donc pas des égarés, mais des concurrents du raid option 1 jour (vous suivez toujours n'est-ce pas ?). Lavandes sauvages, descentes rigolottes et paysages "plein les yeux" compensent le cagnard. Et le soir, quel agrément de se retrouver à table dans le jardin du gîte !
Dimanche, tout le monde démarre à 7h15, mais pas du même endroit. Les raideurs avalent leurs 43 km en moins de 4h30, tandis que les randonneurs, constamment doublés et parfois encouragés par des VAE ("bravo les musculaires" - Fred ayant par solidarité dérailleuse diminué l'assistance au maximum), accompagnés entre le col Rabou et Superdévoluy par une Dérailleuse inscrite en solo, ont besoin de 3h de plus pour 3 km de plus. Car au 30e km, même si la frustration domine moins que la fatigue, nous étant moralement inscrits sur le 46 km l'amour-propre nous fait tourner dans la côte du Collet, sous le regard inquiet et fatigué d'un autre cycliste : "vous n'êtes pas sur le 38 ?"... l'essentiel est qu'à notre arrivée les repas soient encore servis.
Fi du suspense : nos héros se sont classés 64, 65 et 66e (sur 113), le quatrième ayant dû sacrifier le classement et le tir groupé à son téléphone tombé en route. Et la seule blessure à déplorer est une (certes magnifique) estafilade, due à une contre-attaque de pédale au moment de recharger les vélos : la "méthode Alex" de déblocage est validée.
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